Comment la France s’est sabordée

Nous avons, pour la plupart d’entre nous, déjà vu ce petit film, je crois même qu’il est passé à la télé, contre toute attente. En 1/2 heure, on nous explique, sans le dire vraiment, ce qui a fait se fracturer la France, et pas uniquement sur le sujet de l’énergie, mais par voie de conséquences dans presque tous les domaines. Et oui, l’énergie est le sang d’une nation. Si un pays est sous perfusion, c’est qu’il est malade. Ceux qui prétendent que le marché va régler la question de l’approvisionnement en énergie en Europe déchantent aujourd’hui. Même s’il n’y avait pas le problème lié au gaz russe, nous serions face à une situation de dépendance, car le tuyau était à destination de nos voisins allemands dont le projet est de nous faire fermer notre parc électronucléaire. Aujourd’hui, le conflit en Ukraine rebat leurs cartes et leur énergie électrique est assujettie à la médiocrité de leurs choix : charbon et renouvelables intermittents. Et nous, Français, subordonnés à l’Europe gouvernée à Bruxelles, nous n’échapperons pas à participer, bien malgré nous, à payer une partie de la note.
C’est ainsi qu’après avoir abandonné nos forces industrielles et manufacturières qui se sont évaporées à cause de cette idéologie libérale du « faisons travailler les autres et encaissons le bénéfice », nous pleurons désormais comme la cigale pour une pitance que nos voisins, et le reste du monde, se garderont bien de nous consentir.
Il est facile de comprendre l’exode de nos usines et de nos ateliers manufacturiers lorsqu’on ajoute, à une politique naïve et adolescente du « transférer ailleurs le coût du travail », par pure combine vicieuse d’alliance, voire électorale, la politique spéculative haussière du prix du courant électrique.
Il en va de même, et c’est là le comble pour le pays, car le phénomène emporte l’ensemble des domaines de la vie publique pour la santé, l’éducation, la justice, la sécurité, la cité, la police, la défense, même l’agriculture qui était déjà largement entamée par le virus néo-libéral. Tout se dégonfle et on met des rustines. Pire, certains de nos élites abdiquent en se cachant derrière « l’incontournable » mondialisation.

A quand le retour des bases simples de gouvernement ?

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